L’auteur dit "je ne crois pas en l’existence de Dieu, mais je crois en Dieu". Cette affirmation paradoxale est une façon originale de dire que la foi n’a pas grand-chose à voir avec la croyance, avec l’idée que l’on se fait de Dieu.

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Klaas Hendrikse est pasteur dans une église protestante libérale en Hollande. Son père l’avait élevé dans le plus parfait athéisme. Toutefois à l’adolescence, il s’est demandé : « Pourquoi les gens agissent-ils comme si Dieu existait » ? Il est alors entré dans la vie active comme industriel. Puis, cherchant toujours une réponse à la même question, il a décidé de faire des études de théologie avec l’espoir d’obtenir la réponse. Il a fini par devenir pasteur et a obtenu un poste dans une paroisse. Il a décidé d’écrire et de publier ce livre intitulé « Croire en un Dieu qui n’existe pas »avant même d’être en retraite. Il voulait assumer les conséquences de ses convictions et faire peut-être bouger l’Église. Apparemment, il est aujourd’hui très apprécié dans sa paroisse. Ce qui a soutenu sa réflexion ce sont les rapports très positifs et encourageants qu’il a eus avec un prêtre et un théologien jésuite dont il dit avoir beaucoup reçu. Si le titre du livre est provocant, il a en fait une foi très forte, mais terriblement exigeante. Son argumentation est volontairement dépouillée de tout vocabulaire théologique. Il s’adresse au lecteur qui, sans pour autant perdre sa foi, souhaite se débarrasser des représentations éculées que véhiculent les églises en parlant de Dieu,. Il a voulu écrire de façon simple sans jamais utiliser des mots ou des concepts religieux incompréhensibles pour la plupart des citoyens. Il définit le contenu de ce livre par la paradoxale profession de foi suivante : « Je ne crois pas en l’existence de Dieu, mais je crois en Dieu ». Ce livre est construit en trois parties.                                                                                                        ----    Dans la première, il explique ce que signifie pour lui la non-existence de Dieu. Il s’agit en fait de la non-existence d’un Dieu tout puissant tel que le définissent les Églises depuis le moyen-âge. Il récuse toute forme de théisme.                                                                             Dans la deuxième partie, c’est la signification du mot croire qu’il approfondit en le distinguant de la croyance.                                                                                                                   Dans la troisième partie plus autobiographique, s’appuyant sur sa pratique pastorale, il traite de l’avenir des Églises et de leur survie improbable si elles n’osent pas se mettre enfin en mouvement pour dépoussiérer leur catéchisme.

1) Dieu n’existe pas, et l’athéisme a raison et a tort.

 L’idée de l’existence de Dieu repose sur un malentendu aux graves conséquences. En effet, la désertification des églises est causée par l’image indéfendable qu’elles donnent de Dieu. Dieu dit-il, n’existe pas comme existe une tarte aux pommes, mais les églises s’entêtent à faire comme si Dieu existait de cette façon.

Le malentendu avec l’athéisme :

 Un théiste croit en Dieu sous un angle théiste, c'est-à-dire en concevant Dieu comme doté de toute puissance, d’omniscience, d’omniprésence. L’athée est convaincu que tous les chrétiens croient que Dieu a effectivement créé le monde en six jours. L’athée nie bien sûr l’existence de ce Dieu resté englué dans la sphère des croyances moyenâgeuses. Et l’athée a raison puisque ce Dieu n’existe effectivement pas. Là où l’athée se trompe, c’est qu’il y a longtemps que la plupart des chrétiens n’ont plus cette image caricaturale de Dieu. Mais il n’empêche ! L’athée reste convaincu que le croyant continu à le croire. De ce fait nombre d’athées considèrent que le croyant est un être stupide. De leur côté, des érudits pensent que la foi ne peut se concilier avec la raison. Eux aussi ont tendance à penser que le croyant est un être intellectuellement déficient. Or l’homme ne se réduit pas à son intelligence. Il a des émotions, du cœur, des désirs, des émotions, et, en général, ne prend plus la Bible à la lettre. Il y a donc bien malentendu.

Ce que la bible dit de Dieu

 Hendrikse fait ici une mise au point : l’idée du Dieu unique que les Hébreux se sont forgée a été élaborée approximativement au sixième siècle, pendant l’exil à Babylone où ils étaient interpellés par l’existence d’une multitude de dieux adorés par les païens. Il leur fallait, pour se libérer de l’oppression, affirmer que leur Dieu était supérieur à tous les autres. N’était-ce pas le cas puisqu’il les avait libérés de l’esclavage en Égypte, le pays de la mort ? Il avance alors une autre idée : le nom de Dieu est lié à une « délivrance » qui n’a pris corps que par l’action des hommes. Ce qu’on entend par « Dieu » se rapporte à ce qui survient dans la vie des hommes. Si l’on poursuit la lecture du livre, on découvre que Hendrikse ne pense pas comme d’autres, que Dieu est une invention humaine, projection de leurs désirs par exemple. Dieu est vraiment présent, mais il s’exprime au travers de l’action humaine. Quand Moïse pose la question suivante à Dieu : « Si je vais vers les Israélites et qu’ils me demandent, « quel et ton nom ? Que leur répondrais-je ? » Dieu lui répond : « Je suis celui qui suis », ce qu’Hendrikse traduit par « Allez, et j’irai avec vous », car Dieu ne peut être que là où il y a des êtres humains qui se mettent en mouvement.

L’auteur précise sans les citer ce que Müller, le professeur au Collège de France, spécialiste de l’Ancient Testament, ou Finkelstein dans « La bible dévoilée », expliquent depuis longtemps, à savoir que la Bible est remplie de mythes empruntés à d’autres cultures, d’histoires inventées comme les massacres au livre de Josué, qui sont autant d’interprétations par lesquelles les auteurs bibliques témoignent de leur désir de présenter Dieu comme le plus puissant des dieux alors connus. Le Dieu que nous adorons dans les églises a commencé à exister au sixième siècle avant Jésus Christ comme une réaction, comme un acte de reconnaissance de la suprématie de Dieu sur tous les autres dieux. Le récit de la création au livre de la Genèse en est la démonstration. Le mythe selon lequel Dieu a créé le monde en 6 jours a été proclamé comme vérité, et coulé par la suite dans le béton du dogme. On ne supportait pas les idoles. Il fallait les anéantir. Du coup Dieu est devenu la super idole.

2) Croire

 Avant les philosophes des Lumières du XVII e siècle, l’humanité était convaincue que l’homme était sous la domination de forces divines surnaturelles. L’Église croyait tout naturellement en un Dieu tout- puissant C’est ainsi que l’on a traduit par « tout puissant » le mot hébreu « Shadaï » qui se trouvait dans la Bible pour parler de Dieu. Or ce mot signifiait en fait « qui impressionne fortement » ou, « qui s’impose à la vue », ou encore « formidable ». La toute-puissance est devenue un attribut divin. Le vocabulaire employé a été de plus en plus abstrait, de plus en plus intellectualisé, éloigné du ressenti, du vécu. Les conciles, ces grandes réunions de l’Église qui étaient chargées de dire ce que l’on devait croire ou ne pas croire, (les dogmes) ont poursuivi cette fabrication d’un Dieu qui n’existe pas. Le drame est que, lorsqu’on pose aujourd’hui à l’Église une question du XXIe siècle, on obtient une réponse du moyen-âge, ou du XVIe siècle. En effet elle continue à prendre un catéchisme écrit au quatrième ou au cinquième siècle pour une vérité recevable au vingt et unième.

 Rapports avec la science

Jusqu'à la fin du moyen-âge, Dieu était l’explication donnée à ce que l’on ne comprenait pas. La raison était subordonnée à la foi. Copernic et Galilée au XVIe, puis Descartes au XVIIe ont jeté le trouble. Après le dix-septième, la domination de la religion faiblit. L’Église s’est repliée sur la position suivante « La religion est affaire de vie intérieure ». En fait, dit Hendrikse, les croyants doivent se réjouir de la science puisque beaucoup de choses que l’on nous demandait de croire s’expliquent. Nous savons par exemple que bien avant le récit des évangiles, l’on connaissait l’histoire du dieu Horus qui, né d’une vierge, avait reçu les mages d’Orient, qu’il avait plus tard changé l’eau en vin , et était ressuscité le troisième jour après sa mort. Ce qui n’a pas manqué d’influencer la rédaction des évangiles. Toutefois la science a peu à dire concernant la foi. Elle explique, certes, comment la vie est apparue sur terre. Mais elle ne donne pas sens à la vie. Elle explique, c’est tout. Toutefois, le « croire » et la science peuvent se concilier. Nous ne nous fixons pas nous même un itinéraire. Nous entendons comme un appel, comme une vocation qui nous envoie sur un chemin imprévu. Cette réalité qui nous interpelle, comme fut interpellé Abraham pour se mettre en route vers un pays qu’il ne connaissait pas, nous pouvons l’appeler Dieu. Croire c’est simplement répondre à cet appel, c’est s’engager au service d’autrui, car servir Dieu c’est être au service des hommes. Passer de la croyance au croire, c’est vomir le dieu père Noël, pour dire notre foi par notre manière d’être, par notre façon de vivre en s’abandonnant à l’autre, en faisant confiance, en s’ouvrant à la vie et à l’autre. Sinon l’on devient soupçonneux et cynique. Avoir la foi c’est faire confiance, c’est prendre un risque qui ne doit rien à l’intelligence. On fait alors l’expérience d’un Dieu qui nous accompagne et nous interpelle. C’est ce que l’on découvre en lisant la Bible. Les récits bibliques racontent comment Dieu peut se produire dans ce qui arrive aux hommes et entre les hommes. Hendrikse fait souvent des allusions à Schweitzer, pour lequel Dieu était identifié à la Vie avec un V majuscule. Avec lui Dieu n’est plus un concept théologique. Dieu est celui qui accompagne les hommes. Au livre de l’Exode, capitre 3, Dieu dit « Allez et j’irai avec vous ». Si nous nous mettons en marche, nous serons accompagnés. Genèse 1 : « La terre était informe et vide… L’esprit se mouvait au-dessus des eaux ». Dieu n’est donc pas dans un espace déterminé. Il est au contraire une dynamique en mouvement auprès de l’homme. Jésus lui-même est né en cours de route. Si Dieu n’existe pas, il se produit. S’il se produit, c’est au travers des hommes. Croire implique un rapport aux autres. S’il n’y a pas assistance mutuelle, Dieu n’est nulle part. Il n’y a donc pas un Dieu en soi ; pourtant Dieu se produit dans l’histoire des hommes. (Il ne faut toutefois pas confondre cette affirmation avec la gnose selon laquelle l’homme serait porteur d’une étincelle du corps lumineux de Dieu, ce qui permettrait après en avoir pris conscience, de connaître Dieu et d’accéder ainsi au salut. La gnose étaient une secte dès le deuxième siècle )

3) Athée et pasteur

 J’ai beaucoup aimé ce chapitre, car Klaas Hendrikse y témoigne de sa fragilité et de son combat pour aider l’Église à survivre en remplissant sa mission, ce qui devait commencer pensa-t-il, par le deuil de ses fausses certitudes. Dimanche dernier, je présidai un culte avec baptême. 90% des 50 personnes qui assistaient à ce culte ne savaient absolument rien de la bible, de notre histoire de chrétiens. Ils n’avaient jamais mis les pieds dans un temple, ni dans une église. Ils ne comprenaient absolument rien de notre jargon liturgique utilisant des mots comme « confession des péchés », « promesse de grâce », « salut en Jésus Christ ». J’ai fait tout ce que j’ai pu. Mais si j’avais eu le courage d’aller jusqu’au bout, il est possible que quelques-uns des 10 % restant de l’assemblée, constitués des chrétiens habituels rodés depuis leur enfance à notre discours, aient pu envisager de quitter le temple. J’ajouterai qu’on a vendu deux bibles à la sortie. Et cela me terrorise. S’ils se mettent à la lire, ils n’y comprendront rien. Qui va faire comme Philippe expliquant à l’Éthiopien sur le chemin de Gaza ce que voulait dire Esaïe au chapitre 53 qui annonçait la venue du Christ ? ( Actes 9 ).

On trouve dans ce chapitre 3 toutes les raisons d’exister de notre petit cercle de réflexion libérale d’Évangile et Liberté de Grenoble. Plusieurs points sont abordés un peu dans le désordre, en fonction des problèmes qui se posent dans son métier de pasteur. La prière : Comment prier si le Dieu auquel on s’adressait n’existe plus sous la forme exposée habituellement par l’Église ? Donner des réponses : Est-ce que l’on doit donner des réponses toutes faites aux questions qui nous sont posées ? Non bien sûr. Mieux vaut aider les gens à formuler leurs propres questions pour leur permettre de se mettre en marche pour apporter leur propre réponse. Apporter la consolation ? On ne peut qu’accompagner, que partager la peine. Assumer la mort dans la réalité de sa finitude. Témoigner oui, mais grâce aux athées quand ils nous interpellent.

Hendrikse dit que dans les cultes qu’il préside, il est toujours question de Dieu. Mais il part de la vie des autres et de la sienne pour en arriver à Dieu. Chaque fois dit-il que l’on trouve dans la Bible « Dieu dit », il s’agit d’une révélation formulée par des hommes, car Dieu n’a pas de cordes vocales. Il parle par les hommes.

Pour ce qui est de la consolation, tout discours est vain. Hendrikse s’efforce simplement de partager la peine de ceux qui sont dans l’épreuve. Dieu n’est pas mentionné, mais sa présence peut être effective si l’empathie est authentique. Dieu est alors là de façon mystérieuse, insolite, même si son nom n’est pas prononcé. Cela résume bien la pensée d’Henrikse, pour qui parler de Dieu, c’est lui faire une place sans prononcer son nom, car nous invoquerions une fausse image de lui. Il ne faut pas prétendre apporter de réponses aux questions posées. Il faut simplement aider celui qui en attend une à formuler clairement la question que lui-même se pose. Cela lui permettra de se mettre en marche pour trouver lui-même la réponse appropriée.

La révélation qu’est-ce ?

La conception traditionnelle part de Dieu comme si, d‘un seul coup, quelque chose venant d’on ne sait où, descendait d’en haut parmi les hommes. On pense alors aux révélations de Dieu à Moïse et à Ésaïe, ou à ce qu’affirme K. Barth ; au lieu d’avoir des interprétations équivoques héritées de récits mythologiques, inversons les choses. Partons non pas de Dieu, mais des hommes, de la vie ici bas. Le récit d’autrui est occasion de vivre une expérience. Si je me reconnais dans la personne que je rencontre, cela peut m’ouvrir les yeux et constituer pour moi une révélation. Est-ce à dire alors que la révélation vient des hommes ? Pas du tout. La révélation ne tient pas qu’aux hommes. Il faut dit-il, que quelque chose de plus vienne de « l’autre côté ». La révélation ne part pas du côté de l’homme, mais elle survient, sous forme d’une réaction humaine, à quelque chose qui ne vient pas de nous. Révélation et expérience, rencontres véritables, sont indissolublement mêlées.

L’expérience d’une véritable rencontre nous ouvre des perspectives qui bouleversent parfois notre monde intérieur. Cette expérience peut être faite au travers d’un récit du vécu de quelqu’un qui n’est plus. De même en est-il de certains textes bibliques qui fonctionnent alors comme une révélation.

Un dieu personnel n’est pas une personne

Dieu a fait l’homme à son image. L’inverse est aussi exact. L’homme a fait Dieu à son image. Dieu de ce fait parle, entend, se repent, est jaloux. L’Église a pris ces mots à la lettre. Puis l’a fait amour, bonté, amour du prochain. Comme il est difficile de croire en un Dieu qui serait le fondement impersonnel d’une foi personnelle, c’est sur un mode personnel que nous le ressentons. Jacob, au gué de Jabok lutte toute la nuit avec un homme. Au matin, il dit : « J’ai vu Dieu face à face » alors qu’il n’a vu qu’un homme avec lequel il s’est battu. Prier .

 Prier c’est en général, communiquer avec l’image que nous nous faisons de Dieu. Si Dieu n’est pas une personne, est-il possible de parler à un mystère ? Peut-on entretenir un dialogue avec un Dieu impersonnel ? Mieux vaut peut-être faire silence. Rentrer en soi-même. S’adresser à ce à quoi l’on donne le nom de Dieu. Il convient alors d’essayer de mettre un mot sur les sentiments, comme la reconnaissance, la sollicitude pour un autre, l’impuissance qui nous habitent alors. Se laisser habiter par une force de soutien pour celui auquel on pense être dans l’épreuve. La prière trouvera là un début d’exaucement. Il ne faut pas modifier le « Notre Père », mais le réciter comme des millions de personnes le font, par respect pour cette prière et pour celles et ceux qui le récitent.

Dieu et la mort :

La mort est une spécialité chrétienne à cause surtout de l’apôtre Paul. La résurrection devait signifier que la mort était vaincue. Le christianisme a développé la perspective d’une récompense dans l’au-delà. 60 % des Néerlandais croient qu’il y a une vie après la mort. Mais dire « la mort est la mort » ne se fait pas dans l’église. Mais c’est une erreur de penser que le mot « éternel » induit l’idée d’une présence dans l’éternité. Jésus a dit textuellement « celui qui entend ma parole et qui croit en celui qui m’a envoyé a la vie éternelle ; il ne vient pas en jugement, il est passé de la mort à la vie ». Dieu ne nous délivre pas de la mort. Il nous permet d’y faire face. La lecture du psaume 23 n’apaise que les chrétiens de vieille souche. La mort est la fin de ma propre histoire. Je pourrais continuer à vivre à travers le récit des autres. Mais on ne trouve pas dans la Bible qu’il y ait quelque chose après la mort. La mort accompagne déjà notre vie. Le chemin ne va pas de la vie à la mort, mais de la mort à la vie. Songeons à la sortie d’Égypte, pays de la mort, vers le pays de l’espérance après la traversée du désert, à la crucifixion qui mène à la résurrection. Jésus ne ressuscite pas des vieillards. Il s’oppose à la mort quand elle est prématurée, déloyale. La crucifixion n’est pas annulée, et Jésus a bien été enterré. Si Jésus est appelé le ressuscité, c’est parce qu’il y avait en lui quelque chose de plus fort que la mort. Une vie croyante ne ferme pas la porte à la mort. Son objectif est de rendre l’existence vivable pour qu’elle le reste. Il convient d’intégrer la mort à l’existence, de la regarder en face et l’accepter comme partie intégrante de la vie.

L’avenir de l’Église ?

 Ce qu’il en dit ici permet de comprendre que l’Église Réformée de Hollande est restée très piétiste et traditionnelle. Il pense que la désaffection dont son église est l’objet tient beaucoup au fait que le patrimoine chrétien théiste est mort depuis longtemps, mais que cette Église continue à faire comme s’il existait encore. Il cite un nouveau règlement élaboré en 2004 qui affirme « Les différents ministères ne pourront être remplis que par des membres confessants… La communauté est appelée à rester dans la voie tracée par la profession de foi de l’Église… » Le conservatisme est génétique dit-il. Il regrette par ailleurs que son Église ne soit pas intervenue dans le débat sur le dessein intelligent. La liturgie ressemble dit-il, à un match de criquet. C’est joli à voir, mais il n’y a pas grand monde qui en comprenne les règles. Les Églises ont déserté les lieux où vivent les hommes.

Le salut viendra des athées.

 En effet ils posent les questions qui permettront d’avancer si l’on veut bien essayer d’y répondre intelligemment. C’est-à-dire en nous débarrassant de tout théisme. L’Église ressemblera alors à un lieu ouvert de débats dans lequel toutes les questions pourront être abordées.