Ce qui (m’) importe

Jean Alexandre vient de publier un petit chef d’œuvre. Il s’agit d’un petit livre intitulé « Ce qui (m’) importe »[1]. Chaque petit chapitre tient en une page. C’est très bien écrit. Jean qui sait l’hébreu et le grec a participé à la traduction de la Bible. Il la connaît donc très bien. C’est ce qui l’inspire. Chaque page de ce livre se lit vite. Trop vite ! Surtout, relisez là très lentement et vous  y découvrirez la vérité qui vous a échappée à la première lecture. Vous apprendrez ce qu’est l’amour, pourquoi la crucifixion de Jésus est une bonne nouvelle, pourquoi l’athéisme devient une vraie religion, pourquoi Jésus est une parabole, et comment vous-même pouvez en devenir une.
Je vous donne un échantillon de ce livre à cause de l’actualité. Les journalistes parlent en effet beaucoup ces temps-ci du malheureux qu’un tribunal a forcé à vivre alors qu’il ne souhaitait pas bénéficier d’un acharnement thérapeutique.

La vie ou la personne

À quel moment commence la vie, à quel moment finit-elle ? Et à partir de quel moment tue-t-on ?

Certains mouvements dits évangéliques s’opposent violemment, on le sait, à toute intervention volontaire de grossesse, comme on dit en langage correct.

Ils exigent que l’on respecte la création de Dieu, à qui seul appartient la vie : tu ne tueras point !

Ce qui est curieux puisque, par ailleurs, les mêmes sont pour la peine de mort ou pour le droit de tout citoyen à porter de meurtrières armes à feu.

Les extrémistes islamistes aussi s’opposent au droit à l’avortement, pour des raisons analogues.

Ils sont peut être plus conséquents en ce sens que, s’ils prêchent qu’Allah seul tient en sa main le destin de chacun, ils ajoutent que le destin de bien des impies consiste à recevoir la mort de la main des fidèles…au besoin par le moyen de suicides à vocation exterminatrice.

De même, l’Église catholique romaine est strictement opposée au droit à l’avortement.

Elle aussi demande le respect de la vie, mais comme les protestants de chez nous, elle a remisé depuis longtemps –et l’on espère pour longtemps – toute propension à organiser des massacres d’hérétiques et, plus généralement, à réclamer des exécutions capitales.

Reste que tous ces gens se déclarent défenseurs de la vie, au nom de Dieu (et que les incroyants s’y plient, nom de Dieu) !

Et ce qui est valable à leurs yeux pour fœtus et embryons l’est aussi pour les comas dépassés.

La vie, nous dit-on.

Pour les Écritures, qui sont nées dans l’Antiquité, la vie venue de Dieu dans le corps humain comme dans celui des animaux se tient dans le sang. En fonction de quoi, aujourd’hui encore, hallal ou cacher, la viande doit être consommée sans le sang.

Pour nos savants actuels, c’est dans le cerveau que cela se tient : plus d’activité électrique dans le ciboulot égale coma dépassé égal décès ; et avant l’apparition de cellules nerveuses, pas encore de vie humaine.

Mais d’autres disent pourtant, plus simplement : si quelqu’un te dit tu, tu es une personne, tu existes.

La toute première parole dite dans les Écritures à ce propos, annonçant la toute première naissance ordinaire, est celle-ci, dite par Ève-la-vie : quanti ich èth-adhonaï, « J’ai acquis quelqu’un avec le Seigneur » (Genèse 4,1)-et elle avait l’air d’être assez contente…

Signé : http://pagesperso-orange.fr/alexandre2/cate

 


[1] Pour commander le livre écrire ( 15 € port compris) à : J. Alexandre, 2 rue des Gillères, Le Puy-Richard 79120 Saint-Coutant.