Nous trouvons dans l’évangile de Matthieu une parabole de Jésus qui pourrait parfaitement concerner les banquiers de Goldman Sachs qui ont provoqué la crise de 2008. Voici la parabole qui se trouve dans l’évangile de Matthieu au chapitre 18 : « Ainsi en va-t-il du Royaume des cieux comme d’un roi qui voulut régler le compte de ses serviteurs. Pour commencer, on lui en amena un qui lui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi rembourser, le maître donna l’ordre de le vendre ainsi que sa femme, ses enfants et tout ce qu’il avait, en remboursement de sa dette. Se jetant à ses pieds, le serviteur prosterné lui disait «  Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. Pris de pitié  le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette ».         

Cette histoire rappelle ce qui est arrivé aux banquiers qui avaient monté une opération financière très risquée. Ils avaient tout d’abord convaincu de pauvres bougres de leur emprunter beaucoup d’argent pour s’acheter une maison. Ils leur avaient dit : « Vous allez pouvoir vous acheter une maison. Nous allons vous prêter l’argent nécessaire. Si vous aviez des difficultés pour nous rembourser, ce n’est pas grave. Comme le prix des maisons ne cesse d’augmenter, la vôtre vaudra plus cher dans quelque temps. Vous pourrez alors la revendre et nous rembourser. Il vous restera même de l’argent ». Ainsi fut fait pour trois millions de foyers. Hélas. Le prix des maisons s’est peu à peu effondré. Les banquiers eurent alors l’idée de fabriquer des « mille-feuilles ». Je veux dire des « titres » garantis par les maisons.  Ils mélangèrent ces titres avec d’autres produits du même genre et vendirent ces mille-feuilles à d’autres banquiers qui croyaient faire une bonne affaire quand ils revendraient ces titres. Tout le monde gagnait beaucoup d’argent. C’était la fête. Mais voilà ! Le prix des maisons s’est écroulé. Les pauvres bougres qui les avaient achetées ne pouvaient rembourser. La grosse banque faisait faillite. Le maître, je veux dire le gouvernement, a convoqué les responsables de ce fiasco et leur a dit : je ne vous aiderai pas. Vous allez tout perdre et peut-être même allez en prison. Alors les banquiers ont demandé pardon comme l’intendant infidèle de la parabole et ont demandé qu’on les aide à sauver leur banque et leur peau. Le maître, c’est-à-dire le gouvernement, a pardonné et sauvé le système bancaire. Goldman Sachs a reçu l’aide de la Réserve Fédérale et a été sauvée.        

Sitôt fait, les banquiers se sont comportés comme le débiteur dont Jésus parlait.  En effet « en sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il le prit à la gorge et le serrait à l’étrangler en lui disant « rembourse ce que tu dois ». Son compagnon se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant « Prends patience envers moi et je te rembourserai. Mais l’autre refusa. Bien plus, il s’en alla le faire jeter en prison, en attendant qu’il eût remboursé ».

C’est exactement ce qui s’est passé. Les banquiers qui avaient été pardonnés, ont jeté les pauvres bougres qui avaient acheté leur maison à crédit sur le trottoir avec leurs meubles. Ils n’avaient plus qu’à dormir dans leur voiture s’ils en avaient encore une. Les Grecs qui avaient emprunté beaucoup d’argent grâce aux mêmes banquiers qui avaient truqué leurs comptes, se sont trouvés eux aussi à la rue. Ils furent obligés de vendre une partie de leur pays pour rembourser une petite partie de leurs dettes.

L’histoire ne se termine pas comme dans la Bible. Jésus en effet termine sa parabole de la façon suivante : le maître informé du comportement odieux de son serviteur le livra aux tortionnaires en attendant qu’il rembourse tout ce qu’il devait. Dans notre histoire, les banquiers furent au contraire renfloués. Les responsables devinrent même encore plus riches qu’auparavant. Leurs dettes furent payées par le peuple des pauvres gens des différents pays concernés par une crise effroyable.

Conclusion : si nous voulons être fidèles à l’évangile, il faut absolument imposer des règles sévères pour que les banquiers ne puissent plus spéculer et faire des paris avec l’argent que les gens leur confient. Ils devraient au contraire aider ceux qui veulent monter une entreprise pour faire travailler d’autres personnes afin de créer des richesses pour le bien de tous. Il y a tant de choses positives à faire comme créer de l’électricité avec les rayons du soleil, isoler les maisons pour économiser la chaleur, faire pousser des légumes sans utiliser du glyphosate cancérogène ! Ce n’est hélas,  pas pour demain. Je lis en effet dans le journal que Bruxelles voudrait que les entreprises comme Monsanto, Bayer et d’autres encore, puissent être autorisées à vendre du glyphosate même si cela fait mourir du cancer ceux qui mangent les légumes pollués par  ces produits. Madame Janet Yellen, Présidente de la Réserve Fédérale, veut maintenir la régulation financière qui contrôle maintenant les banques. Trump souhaite revenir à la folie de la dérégulation et chasser Janet Yellen.

C’est bien Jésus qui nous exhorte à ne pas laisser la religion démoniaque du capitalisme financier nous endoctriner.